Interventions et chroniques
L’universalité singularisée : le paradigme lacanien
Par Bernard Aspe le 14. mars 2013 - 16:37Où la réhabilitation contemporaine de l’universel prend-elle sa source ? Entre autres choses, mais notamment : dans les apories de la pensée des devenirs. Mais il y a plusieurs manières de relever ces apories. Longtemps on a polémiqué contre la pensée de la « différence » en la prenant comme la manifestation contemporaine du relativisme. La question pouvait être par exemple : quel est le statut du discours qui énonce la positivité de la différence (la différence des épistémès, la « différance » qui travaille la métaphysique, la différence en tant qu’elle génère l’hétérogène des multiplicités, etc.) ? On reconduisait ainsi la discussion contemporaine au pseudo-paradoxe que Sextus Empiricus, au III° siècle (dans les Esquisses pyrrhoniennes), reprenait aux sceptiques de l’Antiquité grecque : le discours qui énonce la relativité (« Tout est relatif ») est lui-même pris dans la relativité qu’il énonce (il est lui-même relatif). Et : ça ne coûte rien de l’assumer. Le débat est clos.
Division
Par Bernard Aspe le 14. mars 2013 - 16:29Le multiple, la scission et le partage
Le concept de « division » renvoie d’abord au noyau de la dialectique par lequel la philosophie spéculative a cherché à penser le devenir – et par lequel les marxistes ont cherché à penser la lutte des classes, le mouvement de l’histoire en tant qu’il aboutit à l’opposition irréductible des deux classes : bourgeois et prolétaires.
Assujettissement et politique du désir inconscient (25 juin 2012)
Par Frédéric Rambeau le 1. septembre 2012 - 17:06Les deux questions proposées ce matin, la question du collectif, de la production de subjectivités collectives et la question des rapports entre politique et psychanalyse ont vraiment été au cœur de l’entreprise de Deleuze et Guattari dans les deux tomes de Capitalisme et Schizophrénie (L’Anti-Œdipe et Mille Plateaux). Sans doute le nouage de ces deux questions donne-t-il sa singularité à la manière dont ils ont posé le problème des nouvelles formes de subjectivité, en y reconnaissant « nôtre problème », le problème qui, selon eux, est aujourd’hui le nôtre.
Le collectif entre psychanalyse et politique (25 juin 2012)
Par Erik Bryngelsson le 1. septembre 2012 - 17:01Bienvenue à cette table ronde, où nous aurons trois intervenants, Frédéric Rambeau et Sophie Gosselin et David gé Bartoli.
Nous voudrons simplement commencer par introduire le thème. Pourquoi avons nous choisi de loger le collectif entre ces deux champs hétérogènes ?
Qu’est-ce qu’on cherche par cette démarche ? Il semble que le titre de cette table ronde nous donne la réponse. Il s’agira d’un concept « le collectif » entre la psychanalyse et la politique et que ce concept va s’éclaircir selon ce qui est recherché cette journée : « Qu’est-ce qu’un collectif ? »
Créoliser la politique (25 juin 2012)
Par Béatrice Rettig le 1. septembre 2012 - 17:01Je propose de considérer l'action collective (ou l'action politique) comme la possibilité de modifier le topos au sein duquel on intervient, fait d'histoire, de dates et de lieux, de discours et de pratiques, de nom de personnes, connus ou oubliés, etc.
Je propose d'aborder cela à partir de l'expérience du mode d'action du 9ème Collectif des sans-papiers, un collectif militant pour les droits fondamentaux, organisant des assemblées, des manifestations, et très régulièrement des actions d'occupation et qui a rassemblé depuis sa création en 1997 des personnes de plus de trente nationalités.
Thèses (25 juin 2012)
Par Bernard Aspe le 1. septembre 2012 - 17:00Je voudrais simplement présenter un ensemble de thèses susceptibles d'être mises en discussion. Il s'agît d'un résumé des partis pris qui ont pu guider notre démarche, sans approfondissement ni démonstration.
Je reviens sur le thème proposé, celui de l'action collective.
Le type d'action collective qui nous intéresse, c'est l'action politique.
Rancière et l'émancipation
Par ENS-Paris en lutte le 23. novembre 2011 - 1:39Bonjour,
Quelques textes et documents réunis provisoirement pour compte-rendu et suites par le séminaire Emancipations (ENS-Paris) dans le cours des séances sur Rancière et à l'occasion de plusieurs rencontres et journées d'étude.
- Une bibliographie et argument du séminaire sur l'Emancipation, à l'occasion de la journée "Rancière et l'émancipation", Laboratoire ACAE, 5 mai 2010, ENS-Lyon.
- Compte rendu de la journée par ACAE.
Comité 227 : "Et après..." Vidéos d'ouverture
Par Comité 227 le 15. juin 2011 - 23:28Bonjour à tous,
vous pouvez voir la vidéo réalisée pour l'ouverture des journées que nous organisions les 6, 7 et 8 juin à l'Université Toulouse II le Mirail, à l'adresse suivante :
N'hésitez pas à faire circuler !
Pour plus d'informations vous pouvez consulter le site du comité à cette adresse : http://comite227.philpep.org/
Le comité 227
Le collectif transindividuel
Par Bernard Aspe le 22. mars 2011 - 12:35Le démoniaque,
probablement
1. Aspects du transindividuel
Je voudrais aborder la question « qu’est-ce qu’un collectif ? » à partir de l’approche qu’a proposée Gilbert Simondon de ce qu’il a appelé « la relation transindividuelle ». L’expression indique d’emblée que l’on ne peut partir, pour penser le « rapport » de l’individu à la collectivité, de leur extériorité réciproque. L’individu et le collectif ne sont pas des termes donnés avant leur mise en relation : tel est le leitmotiv qui permet de cerner la notion de « transindividualité ».
Psychanalyse et politique (extrait)
Par Bertrand Ogilvie le 5. janvier 2011 - 6:11Un des angles d'attaque de cette question consisterait peut-être à s'interroger sur l'appareil conceptuel qui sous tend la psychanalyse aujourd'hui, c'est à dire en gros Freud et Lacan, parce que tout le reste en sont des variantes à mon sens, l'appareil conceptuel psychanalytique et puis l'appareil conceptuel de la pensée politique classique qui existe en occident disons depuis le 17ème siècle. C'est sur point là il me semble que porte quelque chose que la psychanalyse aujourd'hui a intérêt à prendre en compte, à reconnaître, à travailler, et à assumer, c'est à dire les critiques fondamentales qui ont été faites émanant de Foucault, de Deleuze et de Deligny justement, et qui portent sur ce point là.