Lyon Zéro

L'idée qui a fait naître Lyon Zéro n'est pas de réformer le modèle universitaire classique, mais d'offrir un choix entre ce modèle et une université où l'apprentissage puisse se construire sur la mutualisation des capacités de chacun, où la motivation remplace la sanction, où la coopération remplace la sélection, où la diversité remplace la hiérarchie.

A Lyon Zéro ce sont les participants eux-mêmes qui proposent et font vivre les ateliers. Le contenu et la forme de ces derniers pouvant grandement varier d'un thème à un autre, chaque groupe décide de son propre fonctionnement. Jonglage, biologie, méditation, économie... tous les sujets peuvent être abordés selon les envies de chacun.

AUDACES, une initiative alternative de l'Université Paris 3

L'Association Universitaire pour le Développement Alternatif des Connaissances Et des Savoirs est la proposition commune d'enseignants, Biatoss et étudiants de l'Université Paris 3 de maintenir l'esprit d'ouverture d'origine de Censier, dans un rapport au savoir plus pratique et alternatif.

Le but est un partage de toutes sortes de connaissances, par la pratique et l'expérimentation, dans des ateliers de réflexion au fonctionnement non-hiérarchique, ouverts à tous.

L'association découle de la fusion de deux initiatives semblables, lancées lors des précédents mouvements contre la LRU : la création de l'UFR auto-gérée en 2008, qui permettait à tous les membres de la communauté universitaire de proposer des cours et débats sur des sujets politiques, culturels, artistiques, etc., et le foisonnement de cours alternatifs, d'ateliers de débats qu'il y a eu en 2009 tout au long de la mobilisation, aux contenus très divers et inattendus.

Vive l'indisciplinarité ?

Ce que je voudrais faire ici simplement, à l'occasion de ce forum qu'on a titré "Vive l'indisciplinarité !", c'est proposer quelques repères, historiques dans une première partie, et autour de Foucault dans une deuxième partie, le sujet étant la remise en question des disciplines, du mouvement même de disciplinarisation puisqu'il n'y a pas toujours eu de disciplines, les disciplines se sont constituées historiquement. Il n'y a pas de découpage strict des disciplines, il n'y a pas de division entre les disciplines historiquement, pas même de différence véritablement faite entre science et philosophie. Il y a un savoir non différencié, une indisciplinarité déjà, et le problème est de ne pas faire retour à cela lorsqu'on parle d'indisciplinarité aujourd'hui. Qu'en est-il de l'indisciplinarité précédente à l'âge classique et de ce qu'on entendrait par là aujourd'hui ?

C'est pourquoi... (notes du 18 novembre 2009)

‎La disciplinarisation des savoirs est déterminante de qui serait qualifié à prendre la parole et à propos de quoi, plus encore, du mode de relation entre réflexion disciplinaire et vie politique et sociale - et entre théorie et pratique - en même temps que sont élaborées les procédures d'évaluation, de validation, de légitimation, etc. qui leur sont intègres -, autrement dit la production, la division et la hiérarchisation des savoirs serait corrélative de celle de l'organisation des places et des fonctions sociales.
Cette question initiale à de nombreux débats inscrit celle des savoirs et de leur disciplinarisation à l'intérieur de celle d'un système politique qui est aussi un système de production, un système social, qui tout comme les savoirs disciplinaires produisent leurs propres objets et leurs propres points d'inconnaissance, produit dans une relation réciproque les sujets qui pourront y être admis à y prendre la parole, à y être reconnus.

La possibilité d'une recherche politique

Quelques idées et interrogations à l’origine du séminaire sur l'émancipation à l'ENS :

J’aimerais présenter ici une idée assez simple, portant sur la nécessité de construire l’espace d’une recherche politique aujourd’hui, et le rapport qu’une telle recherche entretiendrait tant à l’égard des savoirs disciplinaires qu’à l’égard des pratiques politiques. Et c’est contre une double coupure que cette recherche serait à construire.

1) La première apparaît lorsqu’on plonge dans la réalité actuelle du monde académique : on est alors frappé par la manière dont la recherche y est coupée de toute conséquence pratique ;